Archives de l’auteur : Nicole

Le livre retrouvé

Ce livre est le récit vécu d’une année au ghetto de Varsovie. Le
manuscrit du texte a été retrouvé au fond d’une cave, dans une
bouteille scellée. Ce n’est pas le seul des manuscrits rédigés, mais
les autres ont tous été perdus. On y découvre le quotidien des juifs
au ghetto : les allemands et les polonais particulièrement violents et
belliqueux contre eux, les souffrances, la faim, l’errance, les
arrestations, les évasions et la mort comme compagne quotidienne.

Le texte est précédé des conditions de sa découverte, ainsi que des
tentatives pour le traduire et le faire connaître à un monde pour qui
le yiddish est une langue presque morte.
Il est suivi du témoignage du fils de Simha Gutterman autour des
écrits de son père : les conditions de la guerre mais aussi son
installation en Israël, la vie de pionnier et la mort d’un de ses fils
au cours de la guerre du Liban.
La mort du fils et celle du père s’y font face dans une irrémédiable
souffrance.
L’émotion dévaste le lecteur pour la douleur de la Shoah, les
injustices et les violences, dont le livre témoigne, malgré de
nombreux éclairs d’humanité.
L’histoire miraculeuse du sauvetage du texte yiddish et de sa
traduction a permis que survive une certaine mémoire de cette période.

La réparation

Colombe Schneck, jeune journaliste d’origine juive est confrontée à
l’histoire de sa famille et surtout au pourquoi de ma mort d’une
petite Salomé âgée de deux ans, dans un camp d’extermination.
Le récit permet à la journaliste de défaire doucement le nœud du
silence qui a empêché la divulgation de la véritable histoire. Elle
interroge sa grand-mère encore vivante, se souvient d’une phrase
échappée de la bouche de sa mère disparue. Elle part aux Etats-Unis
interroger ceux qui ont survécu. Et retourne sur les traces quasi
perdues de sa famille en Lituanie.
Le texte est fait de douleur et d’émotion, autour des non-dits et des
disparus. Il est un bel hommage à la petite fille au prénom de Salomé.
Il est aussi une tentative de réparation, vers une cicatrisation
familiale possible et nécessaire.

Une année studieuse

Ce livre raconte une année dans la vie d’une jeune fille de 19 ans, en
1967-1968.
Anne a joué a joué pour Robert Bresson. Elle prend des cours de
philosophie avec Henri-Jeanson. Elle a écrit à Jean-Luc Godard. Ils se
sont rencontrés et sont amoureux l’un de l’autre. Mais la liberté
d’Anne, jeune femme mineure à cette époque, où la majorité est à 21
ans, va se heurter à l’esprit bourgeois de sa mère et à la célébrité
de son grand-père qui est François Mauriac. Ce dernier est sensible au
quand-dira-t-on du tout-Paris qui est au courant de leur scandaleuse
liaison.
Anne qui sort tout juste de l’adolescence doit faire face à ses
propres hésitations, sur son parcours et sur son amour.
Le récit autobiographique est un beau récit, plein de grâce, de
fraîcheur et d’une certaine innocence, dans ce monde ancien, qu’était
le monde d’avant 1968.

Cheviotte

Nom féminin.

De « cheviot » mouton anglais dont la race est originaire des monts
Cheviot, en Ecosse.

Laine du mouton cheviot, abondante et fine.

Par métonymie, ( la partie désignant le tout ). Tissu léger et souple
fait avec cette laine.

Par exemple: »une veste de cheviotte. »

Gaze

Nom féminin.

Origine incertaine. On pense qu’il est emprunté à l’arabe « qazz » qui
signifie bourre de soie, lui-même emprunté au persan, plutôt qu’issu du nom
de la ville de Gaza en Palestine où l’existence d’une ancienne
industrie textile n’est pas assurée.

L’espagnol « gasa », l’anglais « gauze » et l’allemand « gaze » sont
empruntés au français mais la manière dont le mot et la chose ont
pénétré en Europe n’est pas assurée.

On note le latin « garza » à Bologne en 1250,et à Rome en 1361, et
« gazzatum » à Budapest.

1- Tissu très fin et très léger, de coton, de soie ou de lin, à
l’aspect presque transparent, dont les fils de trame sont fortement
liés à ceux de la chaîne.
,
Par exemple: »gaze d’Italie. »

Par métonymie (la partie désignant le tout). Pièce de ce tissu.

En particulier. Tissu de coton très fin et aéré, généralement
stérilisé dont on se sert pour faire les pansements.

Par exemple: »une bande ou une compresse de gaze. »

2- Par analogie. a- Gaze métallique.Treillage fait d’un fil de métal très fin
servant à
diffuser une flamme. b- Littérature. Substance ou matière ayant l’aspect de la
gaze.

Par exemple: »…il n’y avait plus qu’une mince fumée, une simple gaze
frémissante et près de s’envoler. » Emile Zola, Une page d’Amour, 1878.

3- Au figuré. Dans une langue vieillie et littéraire.

Adoucissement dont on se sert pour tempérer un fait ou une pensée.

Par exemple: »..sous la gaze d’une parole si ingénieuse… » Goncourt,
Journal, 1872.

Mousseline .

Nom féminin.

Emprunté à l’italien « mosolino » qui signifie sorte de brocart d’or,
lui-même emprunté, à l’aide du suffixe -ino, de l’arabe « mausili » qui
signifie originaire de

Mossoul, dérivé de « Mausil » nom arabe de la ville de Mossoul, sur le
Tigre, célèbre pour la toile fine qui y était fabriquée.

L’emprunt a probablement eu lieu par l’intermédiaire de Venise,
important centre d’échanges commerciaux avec le Levant.

1-
a- Toile de coton claire, peu serrée, fine et légère.

Par exemple: « une robe de mousseline rose. »

Par extension.

Tissu léger, peu serré et souple.

Par exemple: »une mousseline de laine. »

b- Au figuré ou par métaphore. En parlant d’une chose ou d’une
matière légère transparente et vaporeuse.

Par exemple: « l’écume jette aux rocs ses blanches mousselines. »Victor
Hugo, Les Châtiments, 1853.

2- Spécialement. a- Cuisine. Pâtisserie.

Désigne diverses préparations légères auxquelles est généralement
ajoutée de la crème fouettée.

Par exemple: » mousseline aux framboises. »

En apposition ou adjectif invariable.

Une brioche mousseline.

Pommes mousseline. Purée de pommes de terre additionnée de jaunes
d’oeufs et de crème fouettée.

Sauce mousseline. Sauce hollandaise épaisse à laquelle on incorpore au
dernier moment de la crème fouettée. b-Verrerie.

En apposition ou adjectif invariable. Verre très fin.

Drile

Nom masculin.

Du grec « drilos » qui signifie ver de terre.

Entomologie.

Petit insecte coléoptère allongé, à femelle aptère, mangeur d’escargot.

Il appartient à la famille des Lampyridae. Deux seules espèces connues
dans la faune française: Drilus flavescens et Drilus concolor.

Les larves s’installent dans la coquille d’escargot qu’elles dévorent
et y demeurent pendant leur stade larvaire.

Cet insecte a un développement atypique qui pose de nombreuses
questions non encore résolues.