Aponie

Nom féminin.

Du grec « aponia » qui signifie aponie. De « a » privatif et « ponos »
activité pénible exigeant un effort.

Dans la philosophie d’Epicure, absence totale de troubles corporels.
Elle est associée à l’ataraxie, qui correspond à l’absence de troubles
de l’âme, chez le sujet qui atteint l’état de bonheur.

Cerisier

Nom masculin.

Dérivé de « cerise » avec le suffixe -ier. « Cerise » vient du latin
« ceresia » qui signifie cerise. Neutre pluriel, considéré comme féminin
singulier du latin « ceresium ».

Variété apophonique de « cerasium » emprunté au grec « kerasion » qui
signifie cerise lui-même dérivé de « kerasos » qui signifie cerisier,
d’après la ville grecque de Kerasos.

La forme latine était « Cerasus ». C’est à Kerasos, que l’on a découvert
une variété de cerisier, le Prunus cerasus ou griotte.

En turc on désigne la cerise sous le nom de « kiraz » qui vient aussi de
la ville de Kerasos. L’angalis « cherry », l’espagnol « cereza » ou
l’allemand « kirche » sont issus aussi du nom de la ville. Kerasos est aujourd’hui
Gerasun en Turquie.

1- Arbre fruitier de la famille des Rosacées, et du genre prunus, qui
produit des cerises.
.
2- Bois de cet arbre utilisé en ébénisterie où il est apprécié pour sa
teinte claire et la patine qu’il acquiert.

Par exemple: »une commode en cerisier. »

Bois de cerisier utilisé pour la fabrication des pipes.

Dans le langage des fleurs, le cerisier est le symbole de la bonne éducation.

Bigarade

Nom masculin.

Emprunté au provençal moderne « bigarrado » qui signifie espèce d’orange
aigre, du provençal « bigarra » de même origine que bigarrer, d’origine
obscure.

Probablement composé à l’aide du préfixe « bi(s) » qui signifie deux
fois du moyen français « garre » qui signifie de deux couleurs.

1- Variété d’orange amère, utilisée en cuisine, en confiserie, en
parfumerie, ainsi que pour la fabrication de certaines boissons, dont
le curaçao.

Par exemple: »une orange bigarade »

L’eau de bigaradier est fabriquée en Tunisie, dans les villages du
littoral et à Nabeul. Elle est qualifiée d’or blanc.

La bigarade permet de fabriquer l’essence de Néroli.

2- Variété de poire grosse et plate d’un gris jaunâtre.

Par exemple: »une poire bigarade. »

Entoptique

Adjectif.

Mot dérivé de « optique » avec le préfixe « ento » du gre « entos » qui
signifie dans.

Médecine. Entoptique qualifie les phénomènes visuels observés les yeux
fermés.

Dans certaines circonstances, la lumière entrant dans l’œil peut
rendre visibles certains objets dans l’œil lui-même.

Par exemple: »les phosphènes sont une perception de lumière sans qu’une
réelle source lumineuse externe en soit la cause.

Ils peuvent être causés par une légère pression appliquée sur les yeux
clos. ».

Émeri

Nom masculin.

Probablement emprunté au grec byzanthin « smerilio » de « smeri » qui
signifie émeri.

Minéralogie. Variété impure de corindon, très dur, qui, réduit en
poudre, est utilisé comme abrasif.

Potée, fleur d’émeri. Préparation pâteuse servant au polissage
industriel du verre et de certains métaux.

Papier, toile d’émeri, meule d’émeri. Matériau recouvert d’émeri
pulvérisé, servant au polissage.

La locution: Bouché à l’émeri signifie avoir l’esprit obtus.

Cette expression a pour origine une technique utilisée en pharmacie,
qui consistait à boucher hermétiquement des flacons ( éther ou alcool
par exemple) avec de l’émeri.

Protomé

Nom masculin.;

Du grec « protomé » de « protemno » qui signifie couper sur les bords,
composé de « pro » qui signifie avant et « temno » qui signifie couper.

Archéologie. Représentation sculptée d’un buste d’homme ou de la
partie antérieure d’un animal.

En particulier. Motif ornemental représentant un mufle de cerf

Iotacisme

Nom masculin.

Emprunté au latin « iotacismus » qui signifie prononciation défectueuse
du « i » ; répétition fréquente du « i ». Du grec « iotakismos » dérivé de
iota, septième lettre de l’alphabet grec.

Linguistique.

Évolution en grec, d’une voyelle ou d’une diphtongue vers le son « i ».

Entre le Vème et le IIIème siècle avant notre ère, le grec ancien a
subi un iostacisme à la suite duquel les lettres « mu » et « nu » et les
groupes de lettres

« ei » « oi » et « ni » se sont tous prononcés « i ».

Depuis cette époque, la langue grecque ne comporte qu’un unique son
[i] qui peut être écrit de sept façons différentes.