Anadiplose

Nom féminin.

Emprunté au grec « anadiplosis » qui signifie redoublement.

Du grec « ana » qui signifie de nouveau, en sens contraire, à l’écart,
en arrière et « diplosis » de « diploos » qui signifie double.

Le mot est attesté comme terme de rhétorique.

Transcription latine « anadiplosis » attestée dans le même emploi depuis
le IV ème siècle.

A- Rhétorique. Figure de pensée par laquelle on reprend le dernier mot
d’un vers (ou d’une phrase ou d’un membre de phrase ) au début du vers
(ou de la phrase ou du membre de phrase ) qui suit.

L’anadiplose peut traduire un rebondissement, d’actes, d’objets ou
d’idées, la répétition d’un bruit, la reprise d’un argument, l’écho.

Par exemple: »J’en ai marre, marabout, bout de ficelle, selle de
cheval… » est une anadiplose

B- Médecine. Terme vieilli. Redoublement des accès d’une fièvre
intermittente.

Clinomètre

Nom masculin.

Emprunté au radical grec « clinein » qui signifie incliner.

Métrologie. Appareil indiquant l’inclinaison d’une ligne ou d’un plan
par rapport à un plan horizontal

Podagre

Nom féminin et adjectif.

Emprunté au latin « podager » Issu du grec « podagros » dérivé de
« podagra » qui signifie goutte aux pieds mais aussi piège qui saisit
l’animal par le pied.

Composé de « pous, podos » qui signifie pied et « agra » qui signifie fait
d’attraper, chasse, pêche, proie, butin de « agrein » qui signifie
prendre à la chasse ou à la pêche, probablement par l’intermédiaire de
l’ancien provençal « podagra » de
même signification à partir duquel le mot s’est développé en français
grâce à l’influence de l’école de médecine de Montpellier. Cette forme a
éliminé une forme plus ancienne
« poacre » qui signifie goutte aux pieds.

En tant que nom féminin.

Pathologie. Dans un sens vieilli.

Goutte localisée aux articulations du pied en particulier du gros orteil.

En tant qu’adjectif;

Pathologie. En parlant d’une personne.

Qui a la goutte au pied et marche difficilement.

Par extension. Qui a la goutte. Qui est rhumatisant.

Au figuré.

Qui manque d’élan, de dynamisme.

Emploi substantivé.

– Personne qui a la goutte.

– Personne invalide.

Automédon

Nom masculin.

Du grec « Automédon », dans la mythologie grecque, c’était le conducteur
du char d’Achille lors de la guerre de Troie, puis de son fils
Néoptolème.

Natif de l’île de Scyros, il est le fils de Diorès.

1- Par antonomase, dans le langage courant, désigne un conducteur
d’attelage, un cocher, un chauffeur de voiture. Ce terme est souvent
utilisé en manière de plaisanterie.

2- Par métaphore ou au figuré.

Guide, chef.

Par exemple: »…les automédons de la pensée. » Bloy, Le Désespéré, 1886.

Parian

Nom féminin.

Emprunté à l’anglais « parian » dérivé du nom de l’île grecque des
Cyclades de Paros. Attesté depuis 1638 en parlant du marbre célèbre de
cette île et depuis 1850 pour qualifier un type de porcelaine.

Porcelaine à grain fin imitant le marbre de Paros.

Cette porcelaine renferme beaucoup de feldspath, ce qui lui donne de
la fusibilité et de l’opacité.

Par exemple: »il y avait à l’Exposition universelle de Londres en 1862,
des parians d’une incomparable beauté. » Larousse du XIXème siècle.

Ichtyologie

Nom féminin.

Du latin « ichtyologia » de même signification, issu du grec « ikhtus »
qui signifie poisson, et « logos » qui signifie parole, discours.

Biologie.

Branche de la zoologie qui a pour objet l’étude scientifique des
poissons et des animaux marins.

Par exemple: »la section d’ichtyologie du muséum d’Histoire naturelle
possède quelques spécimens, de grande taille. »

Par plaisanterie.

Par exemple: »…quelque amateur d’ichtyologie humaine, regardant les
mâchoires de vieux monstres féminins…Marcel Proust, A l’Ombre des
Jeunes Filles en Fleurs, 1918.

Quimbois

Nom masculin.

Viendrait d’un mot Kikongo « kimbw » qui signifierait connaissance.

Équivalent pour les Antilles françaises et pour la Guyane du vaudou
haïtien, de la santeria cubaine et du candomblé brésilien.

Nom générique des pratiques magico-religieuses issues du syncrétisme
religieux. Elles fonctionnent selon les principes animistes propres
aux civilisations bantoues, dont les origines remonteraient à l’Egypte
antique.

Face à l’intolérance religieuse des religions dominantes comme le
catholicisme, le quimbois est considéré comme une magie noire et les
quimboiseurs sont considérés comme des sorciers.

La réalité est plus nuancée, le quimboiseur est un « maître de la
connaissance ». Il transforme ce qui est indéchiffrable pour l’esprit
humain en connaissance.

C’est une personnalité importante, respectée et redoutable, dans des
contextes où il est souvent, par tradition, le seul recours.