Attique

Adjectif.

Emprunté au latin « atticus » qui signifie d’Attique, d’Athènes et par
extension adjectif désignant certaines qualités propres aux Athéniens.

En particulier pour désigner une éloquence sobre et naturelle.

A- Qui est relatif à l’Attique (domaine de l’ancienne Athènes), à
Athènes, aux anciens Athéniens.

Spécialement. Qui est propre à l’Attique. a- Astronomie. Année attique.

Année luni-solaire de 12 mois dans les années communes, 13 mois dans
les années embolismiques (année à mois supplémentaire), en usage chez les
Grecs. b- Linguistique. Dialecte, grec attique ou par ellipse l’attique.

Grand dialecte littéraire grec, illustré principalement au Vème siècle
avant notre ère par les plus grands écrivains. c- Littérature. Auteurs ou
orateurs attiques ou par ellipse, les
attiques. Auteurs ou orateurs qui ont employé le dialecte attique.

2- Qui est conforme à la manière des attiques.

Architecture. Base, colonne attique.

En emploi substantivé. Attique par ellipse de « étage attique ». a- Ornement
d’architecture qui couronne un édifice ou la partie
supérieure d’une façade, et a pour objet de dissimuler le toit.

Attique continu. Attique suivant sans interruption l’entablement d’un
édifice.;

Faux attique. Sorte de piédestal qui règne sous les bases d’un ordre,
et empêche qu’elles ne soient masquées par une large corniche placée
au-dessous.

Par extension. Attique de cheminée. Partie de la cheminée
d’appartement, revêtue de plâtre, de marbre ou de bois, qui s’élève
au-dessus de la tablette. b- Étage supérieur de dimension moindre, souvent
orné de pilastres,
servant d’amortissement à une façade.

« Par exemple: »les attiques du château de Versailles. »

Par extension. Attique interposé. Attique situé entre deux grands étages.

Par analogie. En anatomie. Le terme désigne l’étage supérieur de la
caisse du tympan.

B- Dans une langue vieillie. Conforme à l’atticisme.

Sel attique. Fine et spirituelle manière de penser, de s’exprimer et
en particulier de plaisanter, caractéristique de l’atticisme.

S’applique par analogie à toute chose exprimée sur le même ton de
délicate raillerie.

Miel attique. Par allusion aux abeilles de l’Hymette, réputée pour
leur excellent miel, et à la légende selon laquelle ces abeilles se
seraient posées sur les lèvres de Platon qui leur aurait dû la douceur de son
style.

Par extension. Qualifie un écrivain, son oeuvre, sa langue, son esprit.

Se dit de celui qui présente des qualités (finesse, élégance, grâce)
comparables à celle des grands auteurs antiques.

Le 15 janvier 2021 by .

Bésigue

Nom masculin.

L’origine de ce mot est obscure, peut-être à rapprocher de l’italien
« bazzica » qui signifie jeu de cartes, à rattacher à « bazzicare » qui
signifie fréquenter.

Dérive peut-être de « bazza qui signifie avantage, gain. On peut se
demander s’il n’y a pas influence du préfixe « bis » puisque ce jeu se
joue souvent à deux.

On trouve « bési » ou « bézi » dans « Le Journal » d’Edmond et jules Goncourt.

Jeu de cartes originaire du Limousin, en France.

Le jeu existe depuis le XIXème siècle à Paris. C’est une variété du
jeu des cinq-cents ou des mariages.

La règle du jeu de bésigue est la suivante.

Le jeu se joue à deux ou trois joueurs avec deux ou trois jeux de
trente-deux cartes.

Le but est de marquer des points en étalant sur la table des
combinaisons et en ramassant des brisques (as et 10) dans ses plis.

La partie se termine lorsqu’un joueur parvient à marquer un nombre de
points convenu.

De nombreux romanciers de la fin du XIXème siècle mettent en scène le
bésigue.

Guy de Maupassant dans « Une Vie ». Alphonse Daudet dans « Tartarin de
Tarascon ». Emile Zola dans « Nana ».

Au XXème siècle, Orhan Pamuk dans « le Livre Noir ».

On raconte que George Sand était passionnée par ce jeu auquel elle
jouait des soirées entières, avant de se mettre à écrire pendant le
reste de la nuit.

Winston Churchill jouait au bésigue.

Le jeu se joue encore beaucoup en Haïti, on y raconte que ce jeu fut
inventé par Charles Bézigue, ce qui demeure incertain.

Le 14 janvier 2021 by .

Guématrie

Nom féminin.

Emprunté à l’hébreu « gymtryh », lui-même emprunté au grec « geometria »
qui signifie géométrie.

Forme d’exégèse propre à la Bible hébraïque dans laquelle on
additionne la valeur numérique des lettres et des phrases avant de les
interpréter.

Elle se fonde sur la correspondance entre les lettres de l’alphabet
hébraïque et leur équivalent numérique.

Ainsi à la lettre « a » ou « aleph » est attribué le chiffre 1 à la lettre
« b » ou « beth » est attribué le chiffre 2, à la lettre « i » ou « yod » est
attribué le chiffre 10.

Pour la suite de l’alphabet, la progression va de 10 en 10 jusqu’à 100
qui correspond à la valeur numérique de la lettre « q » ou « qof » puis de 100 en
100 jusqu’à 400 qui est la valeur numérique de la
lettre « t » ou « tav ».

Les lettres dites « finales » Kaph, Mem, Noun, Pé et Tsadé, ont pour
valeur numérique respectivement, 500, 600, 700, 800 et 900.

Par exemple: »En hébreu, les mots vin et secret ont la même valeur
numérique, qui est 70″

L’interprétation de cette correspondance est que boire du vin peut
nous conduire à dévoiler un secret. »

La littérature talmudique reconnaît l’intérêt de la guématrie
classique mais elle met en garde les profanes contre le risque de
superstitions. La tentation est grande en effet de jouer avec les mots et leur
équivalent numérique pour construire des
interprétations qui seraient dépourvues de tout sens biblique et
porteuse d’un au-delà de la Torah contestable.

Dans l’Antiquité l’équivalent grec de ce mot est « l’isopséphie »

Le 13 janvier 2021 by .

Yashmak

Nom masculin.

Emprunté au turc « yasmak » de même signification.

Voile couvrant le bas du visage que portaient les femmes turques.

On trouve « yachmak » dans le roman « Aziyadé » de Pierre Loti.

Le 12 janvier 2021 by .

Babouche

Nom féminin.

Emprunté au turc « papus » qui signifie chaussure, lui-même emprunté au
persan « papus » de même signification composé de «  »pa » qui signifie
pied et « pus » qui signifie couvrir.

Il n’est pas nécessaire de faire appel à l’arabe « babus » pour
expliquer les formes française en b. En effet, l’alternance des formes
en b ou en p est fréquente dans les emplois aux langues orientales.

Pantoufle orientale sans contrefort ni talon.

Par extension. Chausson d’appartement.

Le 11 janvier 2021 by .

Hodja

Nom masculin.

Emprunté au turc « hoca » qui signifie maître, instituteur lui-même
emprunté au persan »häwagä » qui signifie marchand, négociant, écrivain,
secrétaire, maître d’école.

Titre donné par les turcs aux érudits qui enseignent le Coran et par
extension à tout enseignant.

Le 10 janvier 2021 by .

Péri

Nom féminin.

De l’iranien « pari » qui signifie ailé.

Génie de sexe féminin de la mythologie iranienne.

Créature ailée, élégante et raffinée, d’une beauté quasi-divine et
d’une voix séraphique, semblable à une fée.

Le 9 janvier 2021 by .