Archives de l’auteur : Nicole

Vidrecome

Nom masculin.;

Emprunté à l’allemand « wiederkommen » qui signifie revenir.

Archéologie.

Grand verre à boire que l’on faisait circuler dans les festins, en
Allemagne et en Flandre, et que chaque convive devait vider à son
tour.

Tillac

Nom masculin.

Emprunté à l’ancien nordique « bilja » qui signifie planche. Le suffixe
est inexpliqué et probablement emprunté à un autre terme.

1- Marine. Dans un langage vieilli.

Pont supérieur d’un navire (entre les gaillards).

2- Rare. Plancher d’une jetée.

Le mot « tillac » est toujours emprunté en droit maritime.

Par exemple: »le capitaine d’un navire marchand ne peut charger sur le
tillac qu’avec l’autorisation des chargeurs »

En langage moderne, on dira plutôt: »ne peut charger en pontée. »

Alibile

Adjectif.

Emprunté au latin « alibilis » qui signifie nourrissant.

1- Physiologie.

Se dit de ce qui est propre à nourrir, entièrement assimilable par
l’organisme.

Par exemple: »une substance alibile »

2- Géologie.

Se dit d’une terre fertile.

Chinde

Nom féminin.

De « chinder » issu de l’allemand schinden qui signifie écorcher.

En Suisse francophone. Familier.

Feuille de papier sur laquelle sont écrits des renseignements en vue
de tricher à un examen.

Anti-sèche.

Desservant

Nom masculin.

Participe présent du verbe transitif « desservir ». « Desservir » est
emprunté au latin « deservire » qui signifie servir avec zèle, se
consacrer à.

1- Ministre du culte qui assure, à titre transitoire ou permanent, le
service religieux d’un lieu de culte ou d’une communauté.

En construction d’apposition avec valeur d’adjectif.

Par exemple: »Ancien vicaire de campagne, nommé curé desservant d’une
petite paroisse » Bernanos, Sous le Soleil de Satan, 1926

Par métaphore:

Par exemple: »pauvre littérature, où sont les desservants? Flaubert,
Correspondance, 1878.

2- Par extension. Rare.

Servant de messe.

Préquel

Nom masculin.

Néologisme et mot-valise anglais créé à partir de « pre » qui signifie
avant et du substantif « sequel » qui signifie suite.

En français, le préquel était autrefois désigné par une périphrase ou
par une expression issue de la narratologie « la continuation
analeptique ».

Ce mot issu de l’anglais s’est imposé auprès du public en préquel ou
préquelle.

Au Québec, sur la proposition du comité de terminologie de
Radio-Canada, on l’a remplacé par « antépisode ».

En littérature, en cinéma, dans les séries télévisées, en musique ou
dans les jeux vidéo, un préquel est une oeuvre dont l’histoire précède
celle d’une oeuvre antérieurement créée.

Préquel raconte l’origine des personnages et des événements d’une
œuvre originale.

Le concept en est très ancien, puisque « les Chants Cypriens » composés
avant l’Iliade, en narrent les événements antérieurs et constituent
ainsi le préquel de L’Iliade.

Balivage

Nom masculin.

Dérivé de « baliveau » auquel on a ajouté le suffixe -age. Baliveau
serait d’une origine obscure, peut-être de l’ancien français « baïf »
qui signifie qui regarde bouche bée, étonné.

Les baliveaux étant ceux qui attendent la coupe suivante ou ceux qui
regardent ce qui se passe comme des badauds, d’où les formes baiveau,
boiveau attestées jusqu’au

XVIème siècle.

Sylviculture.

Opération consistant à désigner les arbres qui doivent être réservés
dans une coupe.

Par exemple: »le balivage clair ou faible consiste en la désignation de
moins de 50 baliveaux à l’hectare. »