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Royaumes juifs

Ce livre contient des récits, des nouvelles, des contes et un roman.
Ils ont été écrits par des écrivains yiddishophones des XIXème et
XXème siècles. Cette compilation est le résultat d’un important
travail de traduction autour d’une langue disparue: le yiddish. Un
appareil critique précède la partie consacrée aux différents auteurs.
Le monde que ces auteurs nous racontent est celui des shtetls, ces
anciens villages juifs d’Europe centrale, avec leur misère, leurs
petits bonheurs et leurs tragédies.
On rit, on s’étonne, on pleure devant ces vies immortalisées,
surannées et attendrissantes, croyantes et empreintes de religiosité,
porteuses d’un espoir d’améliorer des quotidiens difficiles, que
scandaient déjà la destruction et les pogromes…
Il nous reste de tous ces personnages hauts en couleur, l’humour, la
joie et un courage indéfectibles. Tous ces sentiments sont empreints
d’une éternelle mélancolie, qui se communique à notre être.
Ce monde-là a presque totalement disparu, après avoir été détruit par
la Shoah, au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Cassave

Nom féminin.

Du créole de la Guadeloupe « kassav ».

1- Racine de manioc.

2- Antilles. Farine extraite de cette racine et qui sert à faire une
sorte de galette.

Galette antillaise fabriquée à base de farine de manioc.

Galéode

Nom féminin.

Selon les sources lexicographiques, dérivé du grec « galéôdes » de
« galeos » qui signifie « squale » ou du grec « galeê » qui signifie
« belette ».

Zoologie. Arachnide venimeux de l’ordre des solifuges, vivant dans les
régions chaudes.

De la famille des faux scorpions.

Littératie

Nom féminin.

Calqué sur l’anglais « literacy » où il désigne initialement la notion
d’alphabétisme.

Aptitude à lire, à comprendre et à utiliser l’information écrite dans
la vie quotidienne.

Ombiphile

Adjectif.

Du grec « omphalos » qui signifie nombril.

Sexualité. Fétichisme du nombril.

Le Cercle des poètes disparus

Une école huppée dans le Vermont. Quelques jeunes garçons y étudient.
Un professeur, Mr Keating leur apprend à être différents et à tenter
de penser par eux-mêmes plutôt que de répondre par une pensée formatée
aux injonctions du collectif. Le cercle des poètes disparus est ce
petit cercle qu’ils recréent en cachette, pour lire et écrire de la
poésie, afin de chaque jour profiter du présent dans un Carpe Diem,
toujours renouvelé.
Parmi les élèves, un jeune garçon, Neil, particulièrement doué pour le
théâtre, sera laminé par les conventions paternelles, auxquelles il a
refusé de se plier.
Quant au professeur Keating, il subira le renvoi pour avoir tenté de
transmettre à ses élèves d’autres manières de vivre et de réfléchir.

Il avait illustré le péril du conformisme en leur citant un vers du
poème de Robert Frost « The Road Not Taken »
« Deux routes s’offraient à moi, et là j’ai suivi celle où l’on
n’allait pas, et j’ai compris toute la différence. »

Le livre est un livre magnifique, de liberté, d’érudition et de
poésie, il fait suite au film du même nom sorti en 1989 et qui a
bénéficié d’un grand succès.

Le livre retrouvé

Ce livre est le récit vécu d’une année au ghetto de Varsovie. Le
manuscrit du texte a été retrouvé au fond d’une cave, dans une
bouteille scellée. Ce n’est pas le seul des manuscrits rédigés, mais
les autres ont tous été perdus. On y découvre le quotidien des juifs
au ghetto : les allemands et les polonais particulièrement violents et
belliqueux contre eux, les souffrances, la faim, l’errance, les
arrestations, les évasions et la mort comme compagne quotidienne.

Le texte est précédé des conditions de sa découverte, ainsi que des
tentatives pour le traduire et le faire connaître à un monde pour qui
le yiddish est une langue presque morte.
Il est suivi du témoignage du fils de Simha Gutterman autour des
écrits de son père : les conditions de la guerre mais aussi son
installation en Israël, la vie de pionnier et la mort d’un de ses fils
au cours de la guerre du Liban.
La mort du fils et celle du père s’y font face dans une irrémédiable
souffrance.
L’émotion dévaste le lecteur pour la douleur de la Shoah, les
injustices et les violences, dont le livre témoigne, malgré de
nombreux éclairs d’humanité.
L’histoire miraculeuse du sauvetage du texte yiddish et de sa
traduction a permis que survive une certaine mémoire de cette période.