Archives de l’auteur : Nicole

Guématrie

Nom féminin.

Emprunté à l’hébreu « gymtryh », lui-même emprunté au grec « geometria »
qui signifie géométrie.

Forme d’exégèse propre à la Bible hébraïque dans laquelle on
additionne la valeur numérique des lettres et des phrases avant de les
interpréter.

Elle se fonde sur la correspondance entre les lettres de l’alphabet
hébraïque et leur équivalent numérique.

Ainsi à la lettre « a » ou « aleph » est attribué le chiffre 1 à la lettre
« b » ou « beth » est attribué le chiffre 2, à la lettre « i » ou « yod » est
attribué le chiffre 10.

Pour la suite de l’alphabet, la progression va de 10 en 10 jusqu’à 100
qui correspond à la valeur numérique de la lettre « q » ou « qof » puis de 100 en
100 jusqu’à 400 qui est la valeur numérique de la
lettre « t » ou « tav ».

Les lettres dites « finales » Kaph, Mem, Noun, Pé et Tsadé, ont pour
valeur numérique respectivement, 500, 600, 700, 800 et 900.

Par exemple: »En hébreu, les mots vin et secret ont la même valeur
numérique, qui est 70″

L’interprétation de cette correspondance est que boire du vin peut
nous conduire à dévoiler un secret. »

La littérature talmudique reconnaît l’intérêt de la guématrie
classique mais elle met en garde les profanes contre le risque de
superstitions. La tentation est grande en effet de jouer avec les mots et leur
équivalent numérique pour construire des
interprétations qui seraient dépourvues de tout sens biblique et
porteuse d’un au-delà de la Torah contestable.

Dans l’Antiquité l’équivalent grec de ce mot est « l’isopséphie »

Le 13 janvier 2021 by .

Yashmak

Nom masculin.

Emprunté au turc « yasmak » de même signification.

Voile couvrant le bas du visage que portaient les femmes turques.

On trouve « yachmak » dans le roman « Aziyadé » de Pierre Loti.

Le 12 janvier 2021 by .

Babouche

Nom féminin.

Emprunté au turc « papus » qui signifie chaussure, lui-même emprunté au
persan « papus » de même signification composé de «  »pa » qui signifie
pied et « pus » qui signifie couvrir.

Il n’est pas nécessaire de faire appel à l’arabe « babus » pour
expliquer les formes française en b. En effet, l’alternance des formes
en b ou en p est fréquente dans les emplois aux langues orientales.

Pantoufle orientale sans contrefort ni talon.

Par extension. Chausson d’appartement.

Le 11 janvier 2021 by .

Hodja

Nom masculin.

Emprunté au turc « hoca » qui signifie maître, instituteur lui-même
emprunté au persan »häwagä » qui signifie marchand, négociant, écrivain,
secrétaire, maître d’école.

Titre donné par les turcs aux érudits qui enseignent le Coran et par
extension à tout enseignant.

Le 10 janvier 2021 by .

Péri

Nom féminin.

De l’iranien « pari » qui signifie ailé.

Génie de sexe féminin de la mythologie iranienne.

Créature ailée, élégante et raffinée, d’une beauté quasi-divine et
d’une voix séraphique, semblable à une fée.

Le 9 janvier 2021 by .

Redif

Nom masculin.

Du turc « redif » soldat de troupe auxiliaire. De l’arabe « redif » qui
signifie qui vient après, qui vient à la suite.

Chez les Turcs, soldats de la troupe auxiliaire par opposition au
nizam qui est la troupe régulière.

Le 8 janvier 2021 by .

Almée

Nom féminin.

De l’arabe « a’oualem », issu de « alima » qui signifie femme cultivée
d’où chanteuse, danseuse, ces artistes possédaient une solide culture.

Danseuse orientale faisant aussi profession de chanter et d’improviser
des vers dans les fêtes.

A l’origine, ces artistes égyptiennes jouissaient d’un rang élevé dû à
leur origine antique. Certains historiens voyant en elles des
descendantes des prêtresses d’Isis.

Elles connaissaient une grande variété de récits historiques ou
héroïques. Elles perpétuaient les formes antiques du chant arabe, de
la musique et de la poésie.

Elles avaient aussi pour fonction de distraire les femmes dans les
harems. Ainsi que d’enseigner aux femmes des seigneurs les bonnes
manières, l’art de se parer et de fabriquer des produits cosmétiques. Elles
les initiaient à la danse, à
la musique et au chant. Elles leur apprenaient le tissage et la
broderie.

Nombre d’entre elles exerçaient la profession de guérisseuse et de
sage-femme. Elles savaient préparer des onguents, cataplasmes et
potions aux effets si prodigieux qu’ils leur valaient une réputation de
magiciennes.

Par exemple: »…avec le frémissement continu d’une almée, dansant la
danse du ventre. »Emile Zola, Nana, 1880.

Par extension. Femme qui se livre à des exhibitions.

Le 7 janvier 2021 by .