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Teiller

Verbe transitif;

Dérivé de « teille » avec la désinence -er, qui vient de « tilia » qui
signifie tilleul d’où écorce de tilleul et par extension écorce. .

Battre, broyer la tige des plantes textiles comme le lin et le chanvre
pour séparer les tiges ligneuses de la fibre.

Par exemple: »une machine à teiller le chanvre. »

Quéléa

Nom masculin.

De « Emberiza quelea » dénomination de cette espèce par Linné en 1758.
L’origine de ce mot est incertaine.

Le genre « Quelea » regroupe trois espèces de passereaux africains
appartenant à la famille des Ploceidae.

Ces trois espèces sont le travailleur cardinal, le travailleur à tête
rouge et le travailleur à bec rouge.

Le « Quelea quelea » aussi appelé quéléa. C’est le travailleur à bec
rouge. Il est sans doute l’oiseau le plus représenté au monde avec une
population estimée à un milliard et demi d’individus. Il vit en Afrique
subsaharienne, en colonies très denses.
On le désigne comme une des causes de certains dégâts dans les
rizières. Son nom local est mange-mil.

Il n’est pas menacé malgré les mesures considérables mises en oeuvre
pour le détruire.

Obombrer

Verbe transitif.

Emprunté au latin « obumbrare » qui signifie ombrager, couvrir d’ombre;
obscurcir, dissimuler, couvrir.

Dans un sens vieilli ou littéraire.

A- Couvrir d’une ombre.

Par exemple: »quelques poils commençaient à obombre les commissures de
ses lèvres. » Théophile Gautier. Capitaine Fracasse, 1863.

En particulier et le plus souvent dans un langage mystique.

Couvrir d’une ombre pour protéger. Protéger.

Par exemple: »l’âme (…) a trouvé la paix; et la vertu du Seigneur
l’obombre. » Paul Claudel, Corona Benignatis, 1915.

B- Au figuré.

1- Cacher, recouvrir, dissimuler.

Par exemple: »les caricatures de Goya renferment, dit-on quelques
allusions politiques; mais il faut bien les chercher à travers le
voile épais qui les obombrent. »

Théophile Gautier, dans le Larousse du XIXème siècle.

2- Assombrir. Rendre triste.

Par exemple: »mon espoir subitement actif, que n’obombre aucune
inquiétude. » André Gide, Journal, 1930.

En emploi au participe passé adjectivé.

Par exemple: »mais toujours elle m’apparaissait lointaine, minuscule,
obombrée, comme exilée de son propre drame. » Léon Bloy, Femme Pauvre,
1897.

Burette

Nom féminin.

Dérivé de « buire » avec le [ui] réduit phonétiquement à [u] par suite
de la labialisation du [i], auquel on a adjoint le suffixe diminutif
-ette.

L’origine de « buire » est obscure. Peut-être issu de l’ancien bas
franque « buri » qui signifie récipient, du germanique « burja », à
rapprocher du germain « bur- » qui signifie cabane et « bure » qui signifie puits de
mine. Le sens de
récipient semble être attribué à « buri » et « burja » d’après le suisse
allemand « bür » qui signifie grand récipient en forme de cuve où l’on presse
et
conserve le séret, qui représente une extension du sens de maison.

Une dérivation de l’ancien français « buie » qui signifie cruche,
lui-même issu du franque « buk » qui signifie ventre fait difficulté du
point de vue phonétique, puisque l’on ne pourrait expliquer le [r].

Un rattachement à une base pré-romane « burros » qui serait à relier à
une famille pré-romane et pré-slave dont les représentants sont
attestés dans le nord des Balkans et le

Frioul , fait difficulté du point de vue géographique;

1- Petit vase à goulot étroit, en verre ou en métal généralement
pourvu d’une anse, destiné à contenir des liquides pour les usages
domestiques.

Par exemple: « une burette d’huile. »

Par métonymie (la partie désignant le tout). Le contenu d’ une burette.

Par exemple: »une burette de vinaigre.

En particulier et dans une langue rare. Petite buire destinée à
contenir les boissons.

Par exemple: »…ou bien un doigt de saki qu’il est d’usage de servir
chaud dans d’élégantes burettes à col de héron. » Madame Chrysanthème,
Pierre Loti, 1887.

2- Emplois techniques. a- En chimie. Appareil de verre ou de plastique,
généralement
cylindrique, gradué en parties d’égal volume, muni d’un dispositif
d’écoulement, parfois de remplissage automatique et renfermant un réactif
titré. b- En technologie et de manière courante.

– Dans une langue vieillie. Vase de métal utilisé autrefois par les
fabricants de chandelles pour verser le suif fondu dans les moules.

– Dans la plupart des dictionnaires généraux du XIXème siècle.
Récipient de métal à goulot ou à tube verseur, de formes et de
dimensions très diverses, contenant de l’huile pour le graissage de
mécanismes ou d’organes de machines.

Sal

Nom masculin.

Étymologie inconnue.

Grand arbre de la famille de Dipteroacarparceae, de nom scientifique
Shorea robusta.

Il est originaire de l’Asie du Sud.

Cet arbre garde ses feuilles toute l’année dans les zones humides et
les perd dans les zones sèches.

La résine de sal est utilisée comme encens dans les cérémonies
hindoues. On utilise ses graines et ses fruits comme source d’huile
pour les lampes.

Le sal est un des bois de charpente et de construction les plus
utilisés en Inde. La ramure sert de fourrage et permet de joncher le
sol des écuries ou des étables.

Laïusser

Verbe intransitif;

De « Laïos » nom de l’époux de Jocaste et père d’Œdipe. Laïos a donné
son nom à l’expression « faire un laïus » ou « laïusse »r qui désigne le
fait de prononcer un grand discours creux.

Cela fait référence au concours d’entrée à l’Ecole polytechnique dont
le sujet de 1804 demandait d’imaginer le dialogue entre Laïos et son
fils Œdipe,

à propos de celui qui aurait priorité alors qu’ils se croisaient sur
la route. Ce sujet eut un vif succès et les candidats très inspirés
écrivirent de nombreuses pages de qualité variable, justifiant le sens de
l’expression.

Dans une langue familière.

Faire un laïus. C’est à dire prononcer un discours ou ou faire un
exposé qui a l’allure d’un long développement verbeux et creux.

Obscène

Adjectif.

Du latin « obscenus » qui signifie inapproprié, obscène. De « obscaenus »
qui signifie qui vient de la gauche par « scaenus » qui signifie gauche,
mauvais. de la racine indo-européenne « skaï » qui signifie ténébreux, sombre
qui
a donné en grec « skaios » qui signifie ténébreux, sombre, puis « skana »
« skéné » et « scène » littéralement qui projette une ombre.

1-Qui blesse ouvertement. Qui heurte la décence, la pudeur, le goût.

2- Qui choque dans le domaine de la sexualité.