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Galanga

Nom masculin.

Le genre féminin, quoique minoritaire, se trouve aussi dans la littérature.

De l’ancien français « galingal » issu de l’arabe « khalanjan » ou
« khoulandjan » par le chinois « liang-kiang » qui signifie gingembre
moyen.

On trouve des traces de cette épice dès l’Antiquité en Chine.

Plutarque, essayiste et historien grec, mentionne une plante qui
ressemble au galanga dans un traité sur Isis et Osiris, où il décrit
son utilisation comme encens.

Sa consommation en Europe a faibli à partir de la Renaissance pour
devenir quasiment inexistante. Cette épice y est presque inconnue.

Le galanga est le nom vernaculaire qui recouvre les espèces « Alpinia
officinarum » et « Alpinia galanga » qui font toutes les deux partie de la famille
des zingibéracées. Ces plantes à rhizomes sont assez
proches du gingembre et sont utilisées comme épices.

On trouve le rhizome de galanga, en tranches fraîches ou séchées,
entier ou en poudre, dans les épiceries orientales.

Lorsqu’il est moulu, le galanga se présente sous la forme d’une poudre
brune, piquante et parfumée. Il rappelle la cannelle de Ceylan, la
rose et le camphre.

Moins fort que le gingembre, il peut le remplacer dans de nombreux
plats. Il en existerait une variété rouge.

Le nom de petit galanga est parfois, abusivement utilisé pour désigner
le Galanga camphré ou Faux galanga.

Olisbos

Nom masculin.

Du grec « olisbos » qui signifie phallus en cuir.

Phallus artificiel.

Par exemple: »…il signe chaque crime en déposant un olisbos sur les
lieux… » Pierre Goldman, « L’Ordinaire Aventure d’Archimède
Rappoport »,

Le Monde des Livres, 14 juin 2019, Jacques Mandelbaum

Asüre

Nom masculin.

Asüre ou Achuré.

Plusieurs versions historiques existent quant aux origines de cette
préparation culinaire.

L’une d’entre elles se rapporte à l’Arche de Noé qui se serait échouée
au sommet du Mont Ararat en Turquie après un déluge de quarante jours.

Les occupants de L’arche célébrèrent la fin du déluge au bout de 40
jours en confectionnant ce dessert supposé contenir 40 ingrédients,
l’Asüre.

Il est surnommé le « Repas du Déluge » . En anglais « Noah’s Pudding ».

Il est aussi surnommé « Soupe des Grâces » . Ces grâces furent accordées
par D.ieu à ses prophètes et sont toutes survenues le jour de l’Asüre.

Pour Adam, le pardon de ses péchés.
Pour Abraham, le jour de la naissance de son fils.
Pour Noé, l’arrivée de l’Arche sur le Mont Ararat.
Pour Moïse, l’ouverture des eaux de la Mer Rouge lorsqu’il état
poursuivi par le Pharaon
Pour Jacob, le jour où il est sorti de la cécité.
Pour Joseph, le jour où il est sorti du puits où ses frères l’avaient
précipité.
Pour Jonas, le jour où il est sorti du ventre de la baleine.
Pour David, le jour du pardon de ses péchés.
Pour Jésus, le jour de sa naissance et de son ascension.
Pour Eyyup, le jour où il a été guéri.

Une autre version concerne le petit-fils du prophète qui n’a pu entrer
dans la ville d’Irak qui l’avait nommé calife. Il fut détenu, puis
assassiné.

Après sa disparition et affamés, ceux qui l’accompagnaient firent un
seul repas de tous les vivres qui leur restaient, l’Asüre.

L’Asüre est une bouillie de dessert turque composée d’un mélange de
céréales, de fruits secs et de noix. En Turquie elle est fabriquée
toute l’année mais spécialement servie pendant le Muharram ou premier mois du
calendrier islamique, car le 10 de Muharram correspond au jour de
l’Asüre.

Falaka

Nom féminin.

De l’arabe « falaqa » qui signifie punition. En Turquie, désignait un
carcan, servant à donner la bastonnade.

Technique de punition ancestrale répandue dans le bassin méditerranéen
et surtout en Turquie. Elle consiste à donner des coups de bâtons sur
la plante des pieds.

Ce châtiment est extrêmement douloureux mais ne laisse pas d’autre
trace que des hématomes internes.

Autre orthographe: « falakaci ».

« Falakadji » désigne le bourreau chargé de la falaka.

De la même étymologie, on peut signaler:

« Falaque ». Par le portugais « falaca ». Mot d’argot de Paris, du XXème
siècle,. Supplice infligé à un condamné par d’autres détenus qui
consiste à lui briser les doigts.

Usages condamnés par la Cour européenne des droits de l’Homme.

Tzatziki

Nom masculin.

Mot grec dérivé du turc « cacik » qui désigne une sorte de condiment.

Sauce plus ou moins épaisse composée de yaourt épais de chèvre ou de
brebis en Grèce et en Turquie, de concombre râpé, en purée ou en fines
tranches préalablement mis à dégorger, d’oignons ou d’ail, assaisonné avec
de
l’huile d’olive et des herbes comme la menthe, l’aneth ou le fenouil.

Chez les populations juives séfarades de Turquie et de Bulgarie, cette
préparation est appelée « tarator ».

Simit

Nom masculin.

Emprunté au turc « simit », issu du perse « semid » qui signifie semoule.

Pain de forme circulaire, couvert de graines de sésame, très commun en
Turquie et en Arménie, similaire au « koulouri » grec.

Mijaurée

Nom féminin.

Mot issu d’un dialecte de l’Ouest, probablement issu par altération du
-l- en -r- du substantif « mijolée » dérivé du bas manceau (Le Mans)
« migeoler’ qui signifie « cajoler », proprement achever de mûrir, mûrir.
Variation
dialectique de « mijoter »

Jeune fille prétentieuse, maniérée, ridicule.

L’expression « faire sa mijaurée » signifie en parlant d’une jeune fille
qu’elle montre des prétentions par de petites manières affectées et
ridicules.

Par plaisanterie, existe au masculin.

Peut s’employer en tant qu’adjectif.

Par exemple: « la plus mijaurée des duchesses…. » Bernanos.

Peut aussi s’employer par métonymie. (la partie désignant le tout).

Par exemple:

« De plus chastes vertus, un peu moins mijaurées… »Péguy.

« Elle prit son air mijaurée. » Aragon