Miséricorde

Nom féminin.

Du latin « misericordia » qui signifie compassion, pitié, dérivé de
« misericors » qui signifie qui a le cœur sensible à la pitié.

A-
1- Compassion pour la misère d’autrui.

2- Générosité entraînant le pardon, l’indulgence pour un coupable, un
vaincu.

3- Religion.

Bonté par laquelle Dieu fait grâce aux hommes.

Locution. A tout péché miséricorde signifie aucune faute n’est
impardonnable.

4- Exclamation marquant la surprise, la douleur, l’inquiétude.

Locution. Crier miséricorde signifie exprimer vivement sa douleur.

B- Spécialement.

1- Histoire des armes.

Dague dont on se servait au Moyen-Âge pour menacer l’ennemi, l’obliger
à se rendre et demander miséricorde.

2- Religion. a- Petite saillie sous une stalle d’église sur laquelle on peut
s’appuyer lorsque le siège est relevé et paraître se tenir debout. b-
Récréation, boisson ou aliments supplémentaires donnés à certaines
occasions dans des ordres religieux.

3- Marine.

Ancre de miséricorde.

Oxymel

Nom masculin.

Du grec « oxumeli, oxumelitos » qui signifie mélange de miel et de vinaigre.

Pharmacologie.

Dans une langue vieillie. Préparation à base d’eau, de miel et de vinaigre.

Mithridate

Nom masculin.

Emprunté au latin « mithridatum » qui signifie espèce de contre poison,
du grec « Mithridateios » dérivé de Mithridate, roi du Pont qui passe
pour s’être immunisé contre les poisons en s’habituant à en prendre des
doses
successivement croissantes.

Dans la pharmacologie ancienne.

Drogue composée, variante de la thériaque, attribuée à Mithridate et
renommée comme antivénéneuse.

Par exemple: »prendre du mithridate. »

Dans une langue vieillie. Un vendeur de mithridate est un charlatan, un
hâbleur.

Enthéogène

Adjectif.

Du grec « entheos » qui signifie inspiré, possédé, rempli du divin. et
« genesthai » qui signifie devenir.

Néologisme forgé en 1979 par un groupe d’ethnobotaniste et de
professeurs de mythologie pour qualifier les substances qui permettent d’entrer
en transe et de connaître des états mystiques ou extatiques.

Substance psychotrope induisant un état modifié de conscience utilisée
à des fins spirituelles, religieuses ou chamaniques.

Ces substances regroupent un grand nombre de plantes et de
champignons, des venins d’animaux. Ils sont utilisés depuis des
millions d’années.

Par exemple: »le peyotl, la mandragore, le cannabis. »

Proème

Nom masculin.

Emprunté, par l’intermédiaire du latin « proemium » qui signifie
prélude, exorde; origine. Du grec « prooimion » de même sens lui-même
composé

à l’aide de « pro » qui signifie en avant, devant et « oimos » qui
signifie chemin, marche puis récit.

Rhétorique.

Prélude d’un chant; exorde d’un discours.

Par exemple: »le proème de l’Enéide dont l’auteur est Virgile. »

Par exemple: Proèmes, recueil de Francis Ponge.

Vînâ

Nom féminin.

Du sanskrit « vînâ » de même sens.

Musique

1- Famille d’instruments à cordes indiens qui comprend la rudra vînâ
au nord de l’Inde et la sarasvati vînâ au sud de l’Inde.

2- Un instrument de cette famille.

La vînâ est considérée comme un instrument divin joué par la déesse
Sarasvati, qui est représentée avec l’une ou l’autre de ses formes.

Tsuga

Nom masculin.

Du japonais » tsuga », nom vernaculaire de Tsuga sieboldii.

Arbre appartenant au genre de la famille des pinacées (Pinaceae
famille des pins) qui n’est connu que dans l’Amérique du Nord.

C’est un conifère décoratif. Sa silhouette est irrégulière, ses
branches et ses rameaux sont légèrement pendants.

Mais cet arbre n’est pas un sapin.

Les Américains le nomment « Hemlock » ce qui veut dire « ciguë ». Ce qui
correspond à l’odeur que dégagent ses aiguilles quand on les froisse.

Cet arbre est peu exploité car son bois est de qualité médiocre, mais
il a été localement très exploité, voire surexploité pour son écorce
riche en tanin.

Synonyme de « pruche » au Québec.