Archives de l’auteur : Nicole

Kacha

Nom féminin;

Du russe « kasa » qui signifie bouillie de gruau ou d’autre chose, ou du
polonais « kasza » de même sens. .

Bouillie à base de sarrasin mondé, de riz, de blé, d’avoine ou de
millet cuits à l’eau, au lait ou au gras.

Elle est surtout consommée en Europe Centrale, en Russie et en Ukraine
ainsi que dans de nombreux pays de l’Est et d’Asie centrale.

Couasse

Nom féminin.

Étymologie inconnue.

Plateau d’écorce de liège. Cette écorce est levée par des leveurs de
liège sur les chênes liège tous les 7 à 9 ans.

Le plat peut contenir des fruits ou une bouillabaisse. Lorsqu’il était
de grande taille, il pouvait servir de berceau pour un nouveau-né.

Lagomorphe

Nom masculin.

Du grec « lagôs » qui signifie lièvre et « morphê » qui signifie forme.

Zoologie.

Animal appartenant à l’ordre des lagomorphes qui comprend des
mammifères comme le lièvre ou le lapin.

Du fait des ressemblances entre les lagomorphes et les rongeurs,
certains auteurs les réunissent dans un même groupe des Glires.

Liminaire

Adjectif.

Emprunté au latin « liminaris » qui signifie relatif au seuil, liminaire
de « limen » qui signifie seuil.

1- Qui concerne le seuil.

Par exemple: « un endroit liminaire »

2- Par extension. a- Qui est placé au début d’un ouvrage, d’un discours.

Par exemple: »un chapitre, une déclaration, un verset liminaire. » b- Qui
concerne, qui forme le commencement de quelque chose. Qui
prélude à quelque chose.

Psychologie.

Qui atteint le seuil exigé pour provoquer une excitation sensorielle.

Intensité liminaire. Intensité minimale requise pour qu’un excitant
soit efficace.

3- Zoologie;

Les animaux liminaires vivent en liberté dans l’espace urbain.

Par exemple: »la colonie de lapins qui vit dans les jardins des
Invalides, à Paris. »

Tribune dans la Matinale du Monde du dimanche 8 août 2021: » Protégeons
les animaux « liminaires » qui vivent en liberté dans l’espace urbain. »
Philippe Reigné, Amandine Sanvisens.

Le livre des métaphores

Ce livre a la forme d’un dictionnaire. On peut le lire comme on le
souhaite, en piochant au hasard des mots classés par domaines de
différentes catégories.
Nous découvrons et redécouvrons de petites merveilles de la langue
française qui ont toutes leur explication. Un sens qui peut être
poétique ou bien réel, historique ou sémantique, géographique,
religieux, culinaire…J’en passe!
Par exemple, avec le mot mouche, nous employons naturellement de
nombreuses métaphores, dont l’origine nous est inconnue. On rencontre
ainsi ce qui permet de « faire mouche », d’être « une fine mouche », de
ressembler à un « gobe-mouche », « d’écrire en pattes de mouches », de
« prendre la mouche », de se demander « quelle mouche l’a piqué » ou
comment on peut « tomber comme des mouches ».
Chaque métaphore est expliquée et replacée dans son origine et dans
son contexte historique pour notre plus grand plaisir.
Je laisse au lecteur la joie d’en découvrir d’autres au gré de ses
recherches et d’appréhender des acceptions de la langue parfaitement
ignorées.
Marc Fumaroli, avec érudition, nous offre cette belle promenade, au
sein des métaphores de la langue française, une merveilleuse ballade
dans et avec les mots.

Charles Dickens

Voici une biographie de Charles Dickens, l’écrivain anglais d’Oliver
Twist, de David Copperfield et de nombreux autres romans.
Dickens fut un travailleur infatigable et un défenseur des injustices
qui puisa, dans la misère sociale de sa jeunesse chaotique, toute la
force de son écriture.
Cette capacité à décrire tout un petit peuple aux prises avec les
progrès de l’ère industrielle, et le travail des plus pauvres,
conjuguée à la puissance de ses rêves et à une certaine magie propres
à repousser un réel de douleur, firent de Charles Dickens le romancier
le plus célèbre de son temps.
Ses ouvrages extrêmement populaires étaient attendus et furent prisés
par des lecteurs nombreux et passionnés.
Ce livre vivant, évocateur et formidable de concision nous permet
d’approcher cette vie mouvementée d’un écrivain talentueux.
La biographie passionnante parvient à être un pont vers l’œuvre de
Dickens, en nous engageant à lire ou à relire ses romans, peinture
minutieuse de l’Angleterre du XIXème siècle, aux nombreux personnages
singuliers et attachants.

Royaumes juifs

Ce livre contient des récits, des nouvelles, des contes et un roman.
Ils ont été écrits par des écrivains yiddishophones des XIXème et
XXème siècles. Cette compilation est le résultat d’un important
travail de traduction autour d’une langue disparue: le yiddish. Un
appareil critique précède la partie consacrée aux différents auteurs.
Le monde que ces auteurs nous racontent est celui des shtetls, ces
anciens villages juifs d’Europe centrale, avec leur misère, leurs
petits bonheurs et leurs tragédies.
On rit, on s’étonne, on pleure devant ces vies immortalisées,
surannées et attendrissantes, croyantes et empreintes de religiosité,
porteuses d’un espoir d’améliorer des quotidiens difficiles, que
scandaient déjà la destruction et les pogromes…
Il nous reste de tous ces personnages hauts en couleur, l’humour, la
joie et un courage indéfectibles. Tous ces sentiments sont empreints
d’une éternelle mélancolie, qui se communique à notre être.
Ce monde-là a presque totalement disparu, après avoir été détruit par
la Shoah, au cours de la Seconde Guerre mondiale.