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Larigot

Nom masculin.

L’étymologie de ce mot se confond avec l’histoire de l’expression
« A tire-larigot ».

Le mot et l’expression sont attestés au XV ème siècle.

Le larigot est alors une sorte de flûte ou petit flageolet dont la
forme primitive est arigot ou harigot.

L’arigot devient ensuite larigot par agglutination de l’article.
On ignore l’origine de ce premier sens.

L’arigot était primitivement un chalumeau, c’est à dire un instrument
de musique dont l’origine incertaine serait le latin « aliquot ».

A tire-larigot est une expression populaire imagée qui représente
quelqu’un qui boit sans s’arrêter comme on joue de la flûte.

On peut noter d’autre part que « flûter » a signifié boire.

Une autre origine possible de cette expression viendrait de l’aligot,
préparation culinaire à base de tomme dont la consistance est élastique
et peut donc s’étirer.

Enfin une troisième origine possible serait Rigault une des cloches de
la cathédrale de Rouen. Elle était très dure à mettre en branle et les
sonneurs buvaient pour se donner de la force.
D’où « boire à tire-la Rigault » dont l’orthographe aurait changé par la suite.

L’expression « boire comme un sonneur » existe elle aussi.

Une variante de l’explication est qu’un prélat aimait beaucoup
entendre cette cloche et payait cher le sonneur qui dépensait cet argent en boisson.

Le dictionnaire Le Quillet évoque une autre explication possible:
Boire à tire larigot comme un artilleur qui tire la Rigaud.

La Rigaud était une pièce d’artillerie.

Le larigot est un jeu d’orgues de la famille des mutations, c’est à
dire que chaque note comporte plusieurs tuyaux de différentes longueurs
qui émettent des harmoniques. Les tuyaux appartiennent à la famille des flûtes.

Ce jeu d’orgues est un des jeux les plus aigus qui soit. On l’appelle
aussi le petit nasard.

Juxtalinéaire

Adjectif.

Du latin « juxta » qui signifie près de et de « linea » qui signifie ligne.

Se dit d’une traduction dans laquelle le texte traduit fait face,
ligne à ligne, au texte à traduire dans deux colonnes contiguës.

Par exemple, la traduction juxtalinéaire des « Géorgiques » de Virgile,
dans laquelle le texte latin est face au texte français.

Valhalla

Nom masculin.

Du vieux norois « valholl » lui-même issu de « valr » qui signifie
guerriers morts sur le champ de bataille et « holl » qui signifie la
halle ou le palais.

Dans la mythologie nordique, c’est le paradis viking au sein du
royaume des dieux. Les braves et valeureux guerriers morts sur les champs
de bataille sont choisis par les valkyries pour y être conduits.

Virescence

Nom féminin.

Du latin « virescere » qui signifie devenir vert.

En botanique, se dit d’un organe végétal qui verdit après avoir été
d’une autre couleur. Ce phénomène se produit après que la plante soit
infestée par un parasite qui provoque une présence anormale de chlorophylle.

Par exemple:  » La virescence des pétales de rose ».

Paramnésie

Nom féminin.

Du grec « para » qui signifie à côté et « mnésis » qui signifie mémoire.

Mot qui signifie « déjà vu » et qui a été créé par Emile Boirac
1851-1917 dans son livre « Avenir des sciences psychiques ».

Sensation d’avoir été témoin ou d’avoir vécu la situation présente et
qui s’accompagne d’une impression d’irréalité et d’étrangeté.

Noologie

Nom féminin.

Du grec « noos » qui signifie esprit et « logos » qui signifie discours.

En philosophie, se dit de ce qui a pour objet le monde de l’esprit,
par opposition à la cosmologie qui a pour objet l’univers.

Arétologie

Nom féminin.

Du grec « areté » qui signifie vertu et « logos » qui signifie discours.

En philosophie, hymne ou récit à la gloire du dieu et de ses vertus.
Récit de miracles.

Par extension, récit de choses merveilleuses et agréables.

De manière péjorative, discours sur le bien et le mal. Bavardage philosophique.