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Cipolin

Nom masculin.

De l’italien « cipollino » issu de « cipolla » qui signifie oignon.

Calcaire métamorphique dans lequel courent des veines serpentines.

Par extension, marbre clair formé de cristaux de calcites enchevêtrés,
homogène ou à veines ondulées.

Onc

Adverbe.

Du latin « unquam » qui signifie quelques fois.

Mot ancien qui signifie jamais.

Galipot

Nom masculin.

Altération de « garipot » qui signifie pin résineux et dont l’origine
est inconnue.

1- Matière résineuse qui exsude en hiver des incisions des pins et qui
est aussi appelée térébenthine de Bordeaux.

2- Mastic fait de résines et de matières grasses que l’on enduit à
chaud sur les surfaces à protéger de l’eau de mer.

Galluchat

Nom masculin.

Cuir de poisson cartilagineux des sélaciens (raie, requin, squale).

Ce mot à pour origine l’artisan Jean-Claude Galluchat, mort en 1774,
qui était un maître gainier de louis XV et de la Marquise de
Pompadour. Il fabriqua ses premiers cuirs de poisson à partir de cuir
de roussette et de cuir de raie.

Les cuirs de poisson étaient utilisés en ébénisterie, en gainerie et
en maroquinerie. On fabriqua des coffres, des malles et des poignées
d’épées.

Ce matériau fut ensuite oublié jusque dans les années 30 puis oublié à
nouveau jusqu’au milieu des années 80.

C’est une matière à la fois animale et minérale qui est difficile à tanner.

Le galuchat est recouvert de perles de silice et présente différents
aspects granuleux, brillant ou poncé.

Lorsqu’il est poncé il est alors lisse et laisse apparaître une
surface cloisonnée de petites cellules comme de petites rangées de
perles scintillantes.

Dès le VIII ème siècle les peaux de poissons étaient utilisées au
Japon. Les poissons étaient péchés en mer Rouge, en mer de Chine et
dans l’Océan Indien.

Il était autrefois appelé « requin de Chine ».

On retrouve une mention ancienne de « chien de mer » concernant des
peaux de poisson travaillées Faubourg St Antoine à Paris.

La chanson d’Aristide Bruant « Nini peau de chien » en est une évocation.

Aujourd’hui le galuchat vient principalement de Thaïlande. Il en
existe deux types : le gros grain et le petit grain.

Le petit grain provient de la roussette ou chien de mer et du requin
du Groenland.

Deux sortes de roussettes, une est aussi appelée « peau de chagrin » car
elle rétrécit beaucoup au séchage.

Le gros grain vient de la raie pastenague à la queue très longue qui
vit dans les mers européennes.

Impanation

Nom féminin.

Du latin « impanatio » issu de « panis » qui signifie pain.

Dans la doctrine luthérienne coexistence du pain et du corps de
Jésus-Christ dans l’Eucharistie.

Prosthèse

Nom féminin.

Du grec « prosthistenai » qui signifie face, figure ou personnage.

Ajout au début d’un mot, d’une lettre ou d’une syllabe qui n’en
modifie pas le sens.

Par exemple le passage du latin au français du mot scala donne le mot
escalier. Le e est une prosthèse phonétique.

Il y a des prosthèses stylistiques qui permettent un effet comique.

Café

Nom masculin.

Vient de l’arabe « qahweh », qui donne le « qahvé » turc puis le
« caffé » italien, dont est issu le « café » français.

Cette boisson est obtenue à partir des graines de caféier.

Le caféier est un arbuste à feuilles persistantes et à fleurs
odorantes qui pousse à l’origine au Yemen dans ce que l’on appelait
l’Arabie heureuse. Les fruits sont des fruits charnus rouges, violets
ou jaunes qui sont des cerises de café qui contiennent deux noyaux.
Chacun des deux noyaux contient un grain de café.

Le café existe depuis le XVème siècle. Mais en 1808, pour des raisons
politiques, Napoléon publia le « décret continental » qui priva la
France de sucre et de café. On parvint à remplacer le sucre de canne
par le sucre de betterave et le café par de la chicorée. Plus tard, le
décret tomba en désuétude et cette pratique ne revint que pendant les
deux guerres mondiales.

Dans son dictionnaire de cuisine, Alexandre Dumas, notait que le
meilleur café était le Moka; il était divisé en trois variétés le
baouri pour les grands seigneurs, le saki et le salabi.

Selon lui le café procurait « une excitation nerveuse ».

Voltaire en a abusé ainsi que Balzac.
On cite cette anecdote de Fontenelle qui aimait beaucoup le café et
en prenait à tous les repas :

Un jour qu’un médecin de ses amis lui disait que le café est un poison
lent, qui finit toujours par exercer une influence mauvaise pour la
santé, il répondit !

« Docteur, répondit l’académicien, je le crois comme vous. Il y a
quatre-vingts ans que j’en prends, il faut qu’il soit bien lent en
effet pour que je sois encore vivant ! »